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Gardons la mémoire intacte !

Afin de garder intacte la mémoire du passé récent de notre village,
je vous propose dans ce chapitre,
une vue du "Saissac" de environ 1900 à 1990.

Vous y retrouverez des scènes de vie, des "figures" locales, des manifestations et bien d'autres sujets.

A bientôt !

 

Ce blog à pour but de faire perdurer notre mémoire,
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Les 3 légendes du Cabardès - Le Chandelier Sacré

 

LE CHANDELIER SACRE

 Menorah arc titus rome

 

                  Les Rois Wisigoths possédaient un trésor fabuleux, qu'ils

                  avaient amassé, de pillages en pillages, à travers toute

                  l'Europe. Le joyau en était le célèbre chandelier d'or pur, à

                  sept branches, enrichi de pierres précieuses, provenant du

                  Temple de Jérusalem, dont an disait que celui qui le profanait

                  était foudroyé sur l'instant.

                  Le Roi Alaric s'était installé à Toulouse, mais en 507, les

                  Francs, menés par Clovis s'ébranlent ; à la bataille de

                  Vouillé, Alaric est tué en combattant, et son armée décimée;

                  les Francs foncent sur Bordeaux et y passent l'hiver; au

                  printemps, Clovis reprend l'offensive, déborde Toulouse,

                  atteint Carcassonne, en 508.

                  Le trésor avait été replié rapidement de Toulouse à

                  Carcassonne ; mais l'escorte, surprise par l'avance franque,

                  dut se replier sur Saissac, ou elle enfouit le trésor, qui s'y

                  trouve encore malgré des recherches et fouilles nombreuses.

                  Ici s'arrête la tradition; qu'il soit permit de laisser

                  chanter la légende !

                  Les Francs pénétraient déjà dans les faubourgs de Toulouse :

                  l'affolement régnait; les seigneurs Wisigoths se préparaient

                  en toute hâte à se replier sur Carcassonne en bataillant pour

                  retarder l'avance ennemie; mais la famille royale, Théodegothe

                  la jeune épouse du défunt roi et Amalric, son fils, espoir de

                  la dynastie, bien qu'il n'eut que 4 ans; était encore dans

                  Toulouse; ils devaient partir sans retard à Carcassonne; en

même temps, il fallait escorter le trésor, composé de dizaines

de coffres, long convoi tiré par des bœufs.

                  Le jeune seigneur Euric réclama cette mission et l'obtint;

                  accompagné d'une légère escorte, il s'échappa de justesse de

                  Toulouse, laissant filer le convoi, pendant qu'il amusait les

                  ennemis en guerroyant. Puis, confiant dans son avance, et

                  escomptant que les Francs s'attarderaient quelques jours à

                  Toulouse, il régla la marche du lent convoi, et multiplia les

                  reconnaissances, prêt à s'échapper dans les bois ou par les

                  chemins boueux du Lauragais, à la moindre alerte.

                  Mais au relais d’Elusio, Euric appris que des francs, venant

                  d’Albi s’étaient déjà répandu sur la route de Carcassonne,

                  vers Bram, alors appelé Hébromagnus.

                  Il n’était plus question de suivre la grande route de

                  Carcassonne ; il décida de se jeter dans la montagne et

                  d’essayer de gagner, par des chemins détournés, par Issel,

                  Verdun et la forêt de Bruniquel, le petit Castellum de

                  Saxacum, que l'on nomme aujourd'hui Saissac. Il connaissait

                  bien cette région, qu'il avait maintes fois parcouru avec ses

                  compagnons dans leurs chasses à l'ours : ce n'étaient que

                  forêts profondes, que le printemps parait de muguet, mais il

                  savait y trouver un asile sûr et des chemins praticables.

                  Enfin, ils furent en vue de Saissac et les lourds chariots

                  s'engouffrèrent dans le « castrum ". Euric, comprenant qu'il

                  n'avait guère de chance de transporter les caisses à

                  Carcassonne avant que le pays ne soit débarrassé de l'ennemi,

                  décida d'enfouir le trésor à l'abri des souterrains du château.

                  La Reine n'avait pas été insensible au charme du jeune

                  seigneur, à la délicatesse de ses manières, ainsi qu'à son

                  courage et à son sang-froid; elle approuva le projet de cacher

                  le trésor, jusqu'à des jours meilleurs, mais manifesta le

                  désir d'assister avec Euric à l'enfouissement.

                  Lorsque les caisses furent déposés dans les profondeurs des

                  salles souterraines, ils restèrent seuls :

                  - Ah ! Euric ! Je voudrais tant me parer une dernière fois de

                  tous ces bijoux royaux....

                  Et ce fut un spectacle féerique; la reine chargea ses bras de

                  bracelets étincelants, des diamants brillèrent à sa chevelure

                  d'or, d'énormes rubis attachés aux lobes délicats de ses oreilles

                  firent ressortir l'exquise fraîcheur de ses lèvres; l'éclat

                  rougeoyant et changeant des torches faisait varier les teintes

                  et les éclats de ces bijoux splendides; l'odeur de la résine

                  qui embaumait la salle exaltait leurs esprits :

                  - Ah ! Euric ! Suis-je belle? Suis-je belle, Euric ?

                  Elle n'avait pas de miroir, mais l'adoration qu'elle lisait

                  dans les yeux bleus d'Euric agenouillé devant elle, reflétait

                  sa beauté, mieux que le cristal le plus pur.

                  Puis, fouillant à pleines mains dans les coffres massifs, elle

                  -jeta pêle-mêle, sur le sol, au gré de son caprice, ors,

                  bijoux, argents, monnaies scintillantes; elle sortit encore

                  les soixante calices d'or pur massif, les soixante patènes et

                  une multitude de croix massives, qu'elle disposa sur les

                  coffres ou sur l'aspérité du mur.

                  Ah ! Ma Reine ! Ah ! Ma déesse !

                  Et, lui aussi, dans l'exaltation de son admiration, pris par

                  cette étrange fièvre de l'or, enivré par la beauté de la

                  reine, exhaussée encore par la splendeur des bijoux et des

                  éclairages, il saisit au fond d'un coffre le fabuleux

                  chandelier à sept branches de Jérusalem luisant dans

                  l'obscurité par l'éclat de mille pierres précieuses; il oublia

                  la malédiction qui s'attachait à ce chef-d’œuvre

                  d'orfèvrerie, tout à son amour, tout à l'idole qui s'offrait à

                  lui, parée comme une déesse: Il posa le chandelier devant son

                  amante, et se prosterna à ses pieds...

                  Nul ne les revit jamais; les hommes de l'escorte, inquiets de

                  leur absence trouvèrent le souterrain fermé par un éboulement;

                  ils quittèrent Saissac emmenant le petit roi Amalric, qui put

                  trouver abri à Carcassonne.

                  La campagne s'épanouissait dans le printemps, et la forêt se

                  constellait de fleurs. Dans le plus somptueux des décors.

                  Théodegothe et Euric agonisaient dans la splendeur de leur

                  amour...

Les 3 légendes du Cabardès - La Dame de Saissac

La Dame de Saissac

 

1209... Croisade des Albigeois.

                  Les armées de Simon de Montfort déferlent sur le Languedoc,

                  mélange confus de reîtres et de ribauds.

                  Juillet est dans la splendeur de sa moisson, au chant des

                  cigales; Béziers, pris d'assaut, est pillé et Narbonne tombe.

                  Les armées se ruent sur Carcassonne...

                  Bertrand de Saissac jetait un dernier coup d'œil sur son

                  fief, avant de se rendre à l'appel de Trencavel son ami et

                  suzerain, à l'aboi dans Carcassonne.

                  Rapidement, il avait inspecté les remparts de Saissac qui

                  n'avaient pas servi depuis plus de trente ans, quand les sires

                  de Saissac se défendaient contre les Comtés de Toulouse. Il

                  donna l'ordre de faire les réparations indispensables; puis il

                  nomma les chefs, et précisa les consignes de défense; enfin il

                  fit le tri des meilleurs chevaliers, qu'il emmena avec lui à

                  Carcassonne.

                  Et, avant de partir, il confia solennellement le commandement

                  de la place à sa fille, Aude; la coutume était, dit-on, de

                  confier, en temps de guerre, les prérogatives du chef à une

                  femme, pendant l'absence du seigneur.

                  Puis, confiant dans la solidité de ses murs, dans la fidélité

                  et le courage de ses hommes, rassuré par l'éloignement de sa

                  citadelle et par sa situation impressionnante sur un éperon

                  rocheux, il partit à l'aube avec cinquante chevaliers...

                  Aude de Saissac dans l'éclat de ses 19 ans était plus habituée

                  aux plaisirs des « Cours d'amour » et à la joliesse des chants

                  des troubadours qu'au maniement des armes. Certes, elle savait

                  monter, et il était de bon ton d'aller chasser le chevreuil à

                  Ramondens, mais c'était l'affaire des hommes de tuer le gibier.

                  Son père parti, elle raillait avec Jourdain, son damoiseau et

                  chevalier servant, les précautions et les recommandations :

                  Comment penser à la guerre? Comment songer que ce splendide

                  panorama qui s'étalait sous ses yeux pouvait devenir un jour

                  un lieu de massacre? Comment imaginer que les Croisés

                  commettraient la folie de s'engager dans la souricière du

                  Lauragais gardée par les formidables forteresses de

                  Carcassonne, Cabaret, Saissac, Montréal, Fanjeaux et autres

                  places.

                  Et surtout ! Comment ouvrir ses yeux à la guerre sous ce beau

                  soleil de juillet qui transfigurait tout; la plaine se dorait;

                  au loin les Pyrénées bleuissaient chaque jour un peu plus, et

                  la neige n'était plus accrochée qu'aux revers ombreux des plus

                  hauts pics.

                  Croyez-vous à la guerre, Jourdain?

                  Les ouvriers travaillaient mollement aux remparts; les

                  chevaliers chassaient tout le jour au fond des forêts, les

                  hommes d'armes couraient de tavernes en tavernes.

                  Mais le vieux portier de l'entrée de la Vernassonne hochait la

                  tête et ne quittait guère son poste; jadis il avait fait la

                  guerre, et sentait que si Saissac devait être pris ce ne

                  pouvait être que par surprise; avec quelques soldats, il avait

                  réparé les brèches, il avait fait sauter les passerelles sur

                  le torrent et construit un pont-levis; et maintenant, il

                  veillait, prêt à donner le signal à coups de trompe.

                  C'était le dernier jour d'août; Aude s'ennuyant dans son

                  donjon, descendit vers la porte de la Vernassonne pour

                  cueillir quelques fleurs des prés le long du torrent.

                  - Bonjour... dit-elle au vieux portier.

                  Ils parlèrent, et elle s'étonna de la vie sévère que menait

                  cet homme depuis un mois; elle admira qu'il n'eut pas quitté

                  son poste depuis le départ du seigneur, couchant à même le

                  sol, ses armes et sa trompe à portée de la main. La pâle

                  figure de Jourdain lui apparut, et pour la première fois, elle

                  le méprisa d'avoir les mains si blanches et le coeur si peu

                  viril.

                  - Mais... n'avez-vous point besoin de monter parfois à la

                  ville vous délasser ou faire quelque emplette ?

                  - Certes, j'aimerais voir ma femme et mes enfants, mais j'ai

                  promis à mon seigneur de garder son château... J'attendrai

                  qu'il vienne me relever... et puis, qui ici pourrait me

                  remplacer?  ajouta-t-il plus bas.

                  Aude ne releva pas l'allusion à la mollesse des jeunes

                  seigneurs et à la négligence des hommes; toute la ville, et

                  elle-même, délivrés de la lourde tutelle de Bertrand de

                  Saissac, brutal, impérieux, autoritaire, respirait avec

                  délice; Personne n'était pressé de se plier à une discipline

                  quelconque; il serait bien temps plus tard... Mais son bon

                  cœur l'emporta :

                   - Ne suis-je pas Dame de Saissac? Et n'ai-je pas le

                  Commandement du château ?... Allez, mon ami, allez voir votre

                  femme, allez embrasser vos enfants... C'est moi qui en donne

                  l'ordre...

                  Le vieux portier secoua la tête :

                  - Je ne saurais partir sans être remplacé...

                  - Allez, allez, c'est moi qui vous remplace... Je m'ennuie...

                  Cela me distraira... Et j'inspecterai les défenses,

                  ajouta-t-elle en riant... Donnez-moi votre trompe, grand père,

                  et ne vous attardez pas trop...

                  Aude s'installa sur le rempart et rêva à de nouveaux poèmes;

                  la vallée verdoyante de la Vernassonne frissonnait doucement;

                  elle pensa à son père, que tous croyaient maintenant

                  victorieux; un courrier avait appris que les Croisés, décimés,

                  s'apprêtaient à lever le camp, et que Trencavel poursuivait

                  des négociations habiles; chaque jour, de Carcassonne,

                  s'élevait un feu, qui apportait à tous les châteaux des

                  environs un message de courage et de persévérance.

                  ... Tout à coup, sur la route de Carcassonne, jaillissant de

                  l'escarpement de la gorge pierreuse, apparut un détachement

                  d'hommes en armes; à toute allure, ils fondirent sur Saissac

                  dont La porte d'entrée principale se trouvait sur la

                  Vernassonne, là où maintenant, on voit l'emplacement d'un

                  vieux moulin à eau.

                  Père ! C'est Père !

                  C'était Bertrand ! Ah ! La guerre était finie, Carcassonne

                  délivrée, les Croisés taillés en pièce ! Aude en pleurait de

                  joie ! Hâtivement, elle fit tomber le pont-levis et s'élança

                  vers eux en criant son bonheur.

                  - Père ! Ah ! C'est vous, Père !

                  Et toute la ville, alertée par sa folle joie, se répandait

                  dans les rues et acclamait déjà le vainqueur.

                  Mais, le premier cavalier, que, de loin elle avait cru

                  reconnaître pour son père, fonça sur elle et la transperça de

                  sa lance; toute la troupe, lancée à fond de train passa sur

                  son corps, dont la beauté ne fut bientôt qu'un amas immonde de

                  boue et de sang.

                  Alors, les cavaliers de Simon de Montfort, s'élancèrent dans

                  la ville par le pont de la Porte de la Vernassonne, qu'Aude

                  avait si imprudemment laissé ouverte; les défenseurs du

                  château furent égorgés avant d'avoir pu se ressaisir, les

                  femmes furent abomi¬nablement souillées et massacrées, les

                  enfants furent jetés par dessus les remparts, la ville fut

                  livrée a u plus infâme des pillages.

                  Bertrand de Saissac ne put survivre à la perte de tout ce qui

                  faisait pour lui la joie de vivre, et nul n'entendit jamais

                  plus parler de lui.

                  Dans le ravin splendide de la Vernassonne l'été, indifférent à

                  la peine des hommes continuait de s'épanouir, et le vent

                  faisait frissonner doucement fleurs et branches....

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Jean DASSENS

Suisse

Jean DASSENS
1845-1920

 

Une grande famille

Jean Dassens est né à Saissac le 8 mars 1845, fils de Paul et d’Anne Gasc. Il épouse Justine Pujol et de cette union vont naître 9 enfants.
Joséphine qui finira supérieure générale de l’ordre des Franciscaines de La Devèze. Ordre qui assurait les soins aux épileptiques et aux « phénomènes » atteints de difformités monstrueuses.
Auguste Paul né en 1880. Un sacré original, Auguste son service militaire effectué, part sans prévenir sa famille passer  2 ans en Chine combattre les « Boxers ». Il ne donne jamais de ses nouvelles si bien qu’on le croit mort. Arrivé à Saissac, il croise sa sœur Joséphine qui ne le reconnait pas. Il l’interpelle : «Alors, tu ne connais plus ton frère ! ». Et la brave Joséphine de tourner de l’œil à la vue de ce frère qu’elle croyait disparu.
Paul Victor né en 1887 est agent d’assurances.
Victor sera cheminot, Baptistin est un autre de ses fils.
Sa fille Marie épouse Jean Passebosc.
Les autres enfants décèdent en bas âge.
Jean Dassens « le Suisse » est lui décédé le 12 avril 1920.

Un « Brassier Tisserand »

Jean Dassens est mentionné « cultivateur » sur son acte de décès. En fait selon son petit-fils il était « brassier » et « tisserand ». Il faisait partie du prolétariat rural qui vivotait, survivant pauvre, misérable, laborieux, acharné ou obligé à lésiner, à économiser, dans un univers dur, actif, tranquille, avec ses couleurs, ses habitudes, sa connaissance intime du terroir, ses besoins réduits, sa modération profonde.
Au rythme des saisons, Jean était tisserand, penché sur son « mestié de tisseire » , il enfilait les fils de chaine, lançait la bobine, dévidait, ourdissait, encollait. Il fallait voir pour faire ce métier, ne pas mélanger les fils, bien faire le dessin. Jean travaillait donc devant une fenêtre et l’hiver à la lueur du « calhel à huile ». Le plus terrible c’était l’hiver, peu ou pas de feu dans la pièce, qui devait être humide, Jean se chauffait en travaillant. Quelquefois le fil enduit de colle, mouillé, gelait. Pendant les longues veillées, les métiers retentissaient dans le calme des nuits montagnoles ou luttaient avec les hurlements des vents, qui secouaient portes et fenêtres. Les veilleurs se groupaient autour du tisserand qui, privilégié, accaparait le luminaire. Et les voix s’élevaient pour dominer le tipe-tape monotone du « télié ». La maison de Jean était la maison des rendez-vous nocturnes des jeux, des chansons.

Souvent le travail manquait aux tisserands, l’été et l’automne périodes de suractivité agricole, Jean louait ses bras, comme estivandier, dans une métairie, il avait un droit « d’escoussure », calculé sur la quantité de grain dépiquée. Il bénéficiait des repas et d’un agneau par saison. Jean possédait quelques arpents de terre aux quatre coins de la commune, ce qui l’autorisait à se dire « cultivateur ».

 Le Suisse

Quand Monsieur l’Abbé Costesèque demande à la jeune Nathalie Sèverac « Quel est le chef de l’église ? », elle répond sans hésiter « Dé segur es le Suissa », tant elle avait été impressionnée par celui qui en grand costume tout chamarré d’or faisait la police à l’église de sa canne et de sa hallebarde.

Un bel homme

Il était superbe, Jean Dassens le « suisse » de Saissac.
Imaginez une belle tête toute ronde, des joues de pomme, sur un visage roussi comme « une cébe » passée à la poêle !
De grande taille, grand « coumo una caïssa de pendulo », on disait de lui qu’il était beau comme la statue de Saint Michel. Raide comme un « coucouril » (épi de maïs), il rythmait les cérémonies du claquement de sa baguette à pommeau.

Un beau costume

Notre Jean disposait de deux costumes, inspirés par ceux des suisses pontificaux et fournis par la fabrique de Saissac. Un noir et un rouge utilisés suivant les cérémonies.
Il portait un chapeau oiselin, bicorne aux ailes gansées et relevées, avec panache de plumes blanches. Son habit était « à la française », tunique à collet étroit, à manches garnies de parements, écharpe en bandoulière, brodée et rehaussée de broderies d’or et d’argent, fourragère tresse fixée à l’épaule. Des gants blancs soulignaient l’éclat des manches.
Une culotte collante et des bas de soie, floche gland et petite houppette servant d’ornement, des escarpins noirs à boucle argentée.
Une épée pendue au côté droit, une hallebarde et une baguette à pommeau, attestaient du côté militaire et règlementaire de ce personnage.

La fonction du Suisse

Jean avait été choisi comme suisse, d’abord à cause de son physique, mais aussi pour la catholicité exemplaire de sa nombreuse famille.
Le suisse dans l’église donnait de l’éclat aux cérémonies, et du lustre à l’église. Il faisait régner l’ordre et réprimandait les trublions, ce qui amenait parfois des ripostes.

 

**** 1837, Jean Mur, boucher préposé comme suisse à la police de l’église municipale de Saissac, accompagné de Jacques, tisserand carillonneur, est assailli à sa sortie de l’église par les Oustry qui avaient fait du bruit dans l’église. Les Oustry se saisissent de son épée et abiment son habit. ****

**** Le Maire de Saissac, passablement anticlérical et décidé à ennuyer le curé, posta son garde champêtre, près de l’église le jour d’un mariage et comme le suisse avait fait quelques pas hors du porche, pour saluer la mariée, il se vit dresser procès-verbal pour « port d’arme prohibée », c’était sa hallebarde. ****

 

« Histoires de  la Montagne Noire » de Jean Michel

Portraits d'anciens !

Portraits d'anciens

Repas aines 01 1984 9Janvier 1984

Les cendriers de Saissac

Les cendriers de Saissac

 

Autrefois les habitants du village utilisaient les cendres de leur foyer pour la lessive, on jetait très peu de choses. Ce n’est que peu à peu que le besoin de ramasser cendres et objets de rebut s’est installé. On passe alors dans  les mairies des contrats d’enlèvement des ordures ménagères. Chaque année le moins disant se voit attribuer l’emploi et la rémunération municipale. Le cendrier passe dans les rues une à deux fois par semaine, il vide les seaux à ordures ou ramasse avec sa pelle les petits tas d’immondices laissés devant la porte.
Son chargement achevé, il les apporte au dépôt municipal au lei-dit « le vallon » (près de l’actuel atelier de Jean Paul Coux et de l’ancien terrain de football).

Le plus ancien cendrier connu était le sieur Anigo qui passa un moment l’emploi à son gendre Louis Ricalens dit « Blondin ». On vit aussi quelque temps Constans qui effectuait sa tournée, il était renommé pour souvent se graisser le gosier avec un bon litre de rouge. Le « Barcot » occupa les fonctions un moment, il faisait sa tournée avec son attelage de vaches. L’hiver il faisait le chasse-neige, toujours avec ses vaches. A la libération la mairie racheta une « Jeep » qui conduite par Bastiè et aménagée avec une caisse à l’arrière ramassait les ordures et les amenait près de Roc Alaric dans un petit terrain appartenant à Eloi Fabre.

Un camion « Unimog » fut acheté en 1962 pour assurer le ramassage dans les étroites rues de Saissac.

« Passé Défini », Jean Michel

Cendriers

EUGENE RENE POUBELLE


( 1821-1907 ) né à Caen et mort à Paris
a donné son nom à la boite à ordures dont
il a imposé l'usage lorsqu'il était préfet de la
Seine en 1884

UNE BELLE CARRIERE

avant de prendre ses fonctions dans la capitale il a été préfet en Charente- en Isère - en Corse
dans le Doubs - les Bouches du Rhône mais il fut aussi nommé ambassadeur
au Vatican en 1898 et surtout en ce qui concerne le Languedoc Roussillon
il fut conseiller général du canton de Saissac dans l'Aude de 1898 à 1904
président de la société centrale d'agriculture
de l'Aude et ardent défenseur des vins du  Midi

Il repose au cimetière de Herminis près de Carcassonne,
son buste est visible dans la cour du musée des beaux-arts de cette ville.

Le préfet de la Seine était très influent à une époque où la fonction de maire avait été mise entre parenthèses à Paris. Il était notamment chargé de l'administration courante. C'est ainsi qu'il fut amené à prendre un arrêté en date du 7 mars 1884 qui obligeait les propriétaires d'immeubles à mettre à disposition de leurs locataires des récipients communs, munis d'un couvercle et d'une capacité suffisante pour contenir les déchets ménagers. La dimension et même la contenance de ces récipients étaient strictement contrôlées : 40 à 120 litres. L’arrêté prévoit également le tri des déchets : trois boîtes sont obligatoires, une pour les matières putrescibles, une pour les papiers et les chiffons et une dernière pour le verre, la faïence et les coquilles d'huîtres. Cette prescription a amélioré de manière considérable l'hygiène des foyers de la capitale. En effet, le nombre d'habitants à Paris - avoisinant les deux millions - et la présence de nombreux immeubles collectifs rendaient indispensable l'organisation d'un ramassage régulier. Les Parisiens prirent l'habitude de désigner les réceptacles à ordures du nom du préfet Poubelle. Mais ce nouveau règlement ne fut que partiellement respecté, se heurtant à l'hostilité de la population. Les propriétaires voyaient l'ajout de nouvelles charges, les concierges, des tâches supplémentaires à accomplir et les chiffonniers, la menace de perdre leur gagne-pain. Les boîtes détériorées n'étaient pas remplacées, les anciennes pratiques perduraient par endroits. L'essentiel des décisions du préfet Poubelle a cependant été appliqué. Les hygiénistes ont fini par gagner leur combat. Les ordures furent domestiquées et enfermées et l'exemple de Paris se répandit dans les villes de province. Il faudra toutefois attendre la fin de la Seconde Guerre mondiale pour que les poubelles deviennent d'un usage courant. L'enlèvement des ordures est dès lors orchestré avec régularité par les municipalités.

Portraits d'anciens !

Portraits d'anciens

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 1984

Que faisait-on au Foyer Rural ?

Que faisait-on au Foyer Rural ?

En 1976

Atelier Photographie

Exposition d’animaux naturalisés

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Voyage à la neige

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En 1986

Mensuel « Le Grain de Sel »

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Aéromodélisme

1 22

Musique

3 16

Loto

2 20

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Portraits d'anciens !

Portraits d'anciens

Repas aines 01 1984 5 1984
avec Denise Gleizes, Gaston Fumey et Guy Storaï.

Figures Saissagaises - François Rey

François Rey

 

Tous les jours, en sortant de l’école, je m’y arrêtais pour passer un petit moment.
Je devais avoir 8 ans, peut-être 9.
Il faut dire que dans cet atelier, pourtant d’un autre temps, l’on s’y sentait bien !
ICI,
c’était le refuge de François Rey, la forge, sa forge.
Un sol brut et en pente, des outils, de la ferraille partout que l’on pouvait tout juste marcher.
Le bruit du feu, du soufflet, du marteau.
Mais ICI,
l’on s’y sentait bien !

Il y avait même une chaise longue, qui certes avait fait son temps, mais qui était là pour les amis.
C’est là que je m’asseyais et que j’écoutais les anciens, toujours présents, parler dans leur dialecte.
Je crois que c’est à cette époque que j’ai appris le patois.

ICI,
chez François,
l’on s’y sentait bien !

F rey

 

Petite histoire

Richet de la Garrigue avait son cheval malade, le ventre gonflé,
« boudenfle e tibat coumo la pel d’un tambour » ;
Il l’amène au maréchal de Saissac, François Rey qui le trouve bien malade.
« Cresés que n’en pete ? ».
Dis-moi toute la vérité. Et François de lui dire : « Laisse le moi, je ne te réponds de rien,
tout ce que je peux te dire c’est : Se peto, petara pas maï se peto pas, petara ».

Michel Jean « Passé défini »

8 mai 1995

50 ans après,

Souvenir !

1995 8 mai

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Portraits d'anciens !

 

Non date 1 2De droite à gauche:
Mme Fabbri, Mr Fabbri, ?, L Orduna, Mme Coux, E Coux
De dos:
Mr et Mme Chavernac

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La Coopérative laitière

 

Coopérative laitière et fromagère de la Montagne Noire.

 

 Créée à Saissac en 1930. La coopérative installe à Saissac une grande laiterie moderne, avec salles froides et chaude, quai de réception. Toute la pasteurisation se fait en vase clos à 85° ; elle reçoit le lait (400 litres en 1945) produit par 130 coopérateurs des communes de Caudebronde, Fontiers, Arfons, Saint Denis, Saissac, Les Cammazes, Cennes et partiellement Dourgne et Sorèze. Ce sont deux italiens, Emile Zambelli marié avec deux filles, Verbéna et Néris, et Baptiste Lazzarini, motocycliste réputé, qui préparent les fromages réputés:

« Moun PaÏs »
(fromage à pâte molle)

Moun pais

« Le Castel » et «Prodolone »
(fromage en pâte roulée produit en boudins de 30 cm, séché entre les cordes et qui durcissait rapidement, c’était un fromage genre Parmesan).

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Baptiste part en 1940, il est remplacé par le jeune Gaston Fumey, frais émoulu de l’école fromagère de son Jura natal.
Allaux André, Bach Ernest et Guilhem sont les chauffeurs assurant les tournées de ramassage des bidons.

Moun pais 2

Vittorio Manfroï toujours chaudement emmitouflé, travaille dans les salles froides.
Suzette Albouze est la secrétaire et Lucarelli Odilio apparait à Saissac. 

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Célébrités à Saissac - RODIERE

Célébrités à Saissac

Guilhaume Rodière, seigneur du Fajal
Par le Dr Jean MICHEL

 

En 1777 le 22 avril Guilhaume Rodière, conseiller du roi et son procureur en la Maîtrise des Eaux et Forêts de Castelnaudary, seigneur de Mirèval Lauragais, et habitant de Castelnaudary acquiert le Fajal de Jean de Lonjeon de Laprade,  habitant de Castelsarrasin et de Jean Guichard d’Escorbiac Dursaud seigneur de Mazamet et autres places, habitant de Montauban, pour la somme de 30 000 livres.

Le Fajal appartient actuellement à la famille Gabolde. Au XIXe siècle aux Marquier de Villemagne.

Par la même vente, la métairie de Picou  était cédée au sieur Sélariès pour la somme de 30 000 livres également et la métairie du Conquet à Jacques Escande pour la somme de 10 000 livres. 

Guilhaume Rodière procédurier redoutable Ce Rosière va être en procès avec la canal du Midi.

C’est Besaucèle juge, châtelain, procureur fondé du Canal, qui s’occupe de l’affaire. Après expertises et enquêtes sur l’allodialité du Fajal. Rodière  obtient 7968 livres pour l’ensemble de ses terres prises sur le Fajal. La première expertise avait évalué ces terres à 4573 livres.

Les autre propriétaires Bosc reçoit 3712 livres et Montplanqua 3286.

  

Louis de Cazals cadet, natif de Venès, construisit le mur du Lampy, dont il ne put assurer la mise en eau car il mourut en 1782 pendant une épidémie de suette miliaire. Il était chargé des travaux pendant que Monsieur ; aujourd’hui Louis XVIII et postérieurement l’empereur Joseph II allèrent visiter cette partie de la province de Languedoc. Une de ses filles épousa Louis Mahul fils de Jacques seigneur de Saissac.

Portraits d'anciens !

Non date 1 4

De face, Mme et Mr Chavernac,
plus à droite Mr et Mme Mauries (Ancien boulanger)

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Ecclésiastiques à Saissac


Ecclésiastiques à Saissac
1789 à 1803

 

Alric Bourges Augustin
né le 13 décembre 1762 et ordonné prêtre en 1781,
était vicaire à Saissac où il prêta le serment de 1790.
Elu curé de Carlipa ; il se rendit à Fontiès d’Aude où il prêta le serment de Fructidor, il devint curé intrus de Montlégun.
 Il se soumit au Jubilé et l’évêque le nomma à Mireval Cabardès.
 Meurt à Carcassonne en 1951.

 

Angles Jean Antoine
né en 1771 à Labastide Esparbairenque
fut sacrilègement ordonné sous-diacre et prêtre par Besaucèle
et nommé vicaire à Saissac.
Fut abdicataire en 1794,  se retira à son pays natal et refusa de prêter serment.

Il ne rentra en communion avec l’évêque qu’en 1819 après une longue épreuve imposée par M Cazaentre.
 En 1920 nommé vicaire à Soupex puis curé à Cazalrenoux.

 

Bélissens Louis
 Né à Carcassonne, ordonné prêtre par Saurine évêque d’Oloron.
 Il a joué toute espèce de rôles, même celui de réfractaire pendant 2 ans qu’il a surpris les pouvoirs du grand vicaire d’Alet.
 Reconnu pour ce qu’il était, il quitta le pays et vint s’intruser à Saissac, où, par son hypocrisie profonde, il a fait beaucoup de mal.

Dieu veuille, conclut Mgr de la Porte, qu’il ait été franc dans son retour et sa pénitence.
 Placé à Cailla

 

Bernède Pierre
 Vicaire à st Michel de Carcassonne,
 prête serment en 1790 et se rétracte.
 Publie une « Lettre aux fidèles » pour annoncer sa rétractation.

L’Ordinaire lui fit titre sur le champ du bénéfice curé de Saissac
qui venait de vaquer par mort.
Afin d’encourager, par cet espoir de récompense,
 ceux qui l’avaient imité dans sa faute, à l’imiter dans son repentir, il ne parut jamais dans cette paroisse opiniâtrement schismatique.
 Il fut déporté en Espagne

 

Besaucèle Guillaume
 Né à Saissac le premier septembre 1712,
fut d’abord curé de Limousis,
puis de Saint Sernin de la cité de Carcassonne,
vicaire général et official,
sous l’épiscopat de Mgr de Belzons (1731 1778).
Il fut élevé à la dignité de doyen du chapitre
cathédral de Carcassonne en 1775.
Attaché au jansénisme, il se prononça en faveur de la
constitution civile et fut élu évêque du département le 5 mai 1791.

Sacré à Toulouse, le 15 mai suivant et mourut à Carcassonne
le 1 février 1801, persévérant dans le schisme.

 

Besaucèle Antoine
 frère du précédent,
 était curé de saint Michel de Carcassonne.
 Il prêta le serment constitutionnel,
persévérant jusqu’à sa mort survenue le 7 novembre 1792.

 

Bosviel Jean Pierre Jacques Rose
né en 1765 diocèse de lavaur.
Refusa le serment et émigra.
 Revenu en 1800 au Concordat,
 il fut nommé curé de Barbaira puis de saint Denis.
Nommé curé doyen de Saissac le 16 mars 1817
et chanoine de la cathédrale en 1819. 
«  Prêtre zélé et instruit »

 

Cavailhès Antoine Marie Hippolyte Etienne Jacques
né à Saissac le 12 février 1770,
 était fils de Jean Pierre, fabricant de draps,
 et d’Elisabeth Marie de Ligonier.

Il fut ordonné sous-diacre, diacre et prêtre par l’évêque intrus en 1792
 et nommé par lui vicaire à Lagrasse d’où il fut chassé.
Elu curé d’Arquettes le 11 octobre 1792,
 il refusa le poste et se retira d’abord à Puylaurens auprès de l’abbé Roux, puis auprès de ses parent à Saissac.
 Il ne se maria pas mais il était de notoriété publique
 qu’il vivait avec une femme qui avait abandonné son mari.
 Dès le 21 fructidor an VI (7 sept 1797), il paraît avoir quitté l’habit ecclésiastique, à cette date il signe un acte de naissance sans aucune qualification. Plus tard le 1er novembre 1798, il est secrétaire de mairie, le 23 novembre 1803, il est greffier de la Justice de Paix,
conseiller municipal en 1803.

Le 16 août 1811 il s’oppose seul au vote d’un supplément de 300 f pour parfaire le traitement du curé et il s’entend dire par le maire « qu’on ne doit s’arrêter au dire de ce membre qui devrait rendre hommage à cet état (de ministre du culte) quoiqu’il l’ait abjuré ». Dès le 27 mai 1827 tout au moins Cavailhès a repris l’habit et les mœurs ecclésiastiques, car il signe l’acte du décès de Gaillardon son parent en tant que prêtre 67 ans domicilié à Saissac ;
Enfin en l’an 1835 et le 17 septembre, Hippolyte Cavailhès prêtre est inhumé dans le cimetière de la paroisse par Bosviel curé.

 

Jean Michel

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Portraits d'anciens !

 

Portraits d'anciens

1977
De gauche à droite:
Mme er Mr Pieracciolli, Auguste Fedou, Mr et Mme Bouquet

Repas 121977 6

 

 

 

 

 

Portraits d'anciens !

 

Portraits d'anciens

1977
Ceux du Barry d'Aut !
Avec notamment la famille Baches (de face).

Repas 121977 5

 

 

 

 

 

Prisonniers turcs à Saissac


Les prisonniers turcs à Saissac

 

Le 28 août 1918, le Préfet de Carcassonne était informé par le Général commandant la 16ème région, que le nommé Rerimbin Ibrahim, signalement (taille grande, signes particuliers néant) et parlant un peu le français, s’était évadé du détachement de Saissac. On priait Monsieur le Préfet de prendre toutes mesures utiles pour l’arrestation du fugitif.

Que faisaient ces turcs dans notre département ?

C’est Monsieur Valdeyron de Narbonne qui a fait une recherche sur cet épisode de la vie audoise en 14-18, qui nous apporte la solution.
360 turcs prisonniers de guerre (venant du front d’Orient) firent un séjour forcé dans notre département. Par groupes de 20, ils furent installés dans divers villages. C’est ainsi qu’une équipe arriva un beau jour à Saissac. Ils étaient une douzaine travaillant comme agriculteurs au domaine de Béteille qui appartenait alors à Monsieur Estrade de Carcassonne.
D’après le témoignage de Denise Bonnafous, alors âgée de 8 à 10 ans et habitant à cette époque au domaine voisin du Cros où une partie des turcs logeait, ils étaient très gentils, ils lui offraient de petits jouets en bois qu’ils fabriquaient eux-mêmes.
Elle se souvient du « cuisinier » qui savait si bien préparer les agneaux qui lui donnait Mr Estrade.
« On les a beaucoup regrettés quand ils sont partis, ils pleuraient et avaient beaucoup de peine en prenant le tramway de Saissac à Bram ».
Il est probable qu’Ibrahim faisait partie de ce groupe, il lui tardait aussi de revoir son pays et l’Espagne, alors neutre, n’était pas si loin.
Peut-être réussit-il son évasion !

« Histoires de la Montagne Noire » Jean Michel

***********

Rapport sur la visite aux camps de prisonniers turcs en France en décembre 1916.

Autorisés à visiter les camps de prisonniers turcs en France par lettre du 23 novembre 1916 de l'Ambassade de la république française en Suisse, et par dépêche ministérielle du 1er décembre 1916, nous sommes arrivés à Béziers (dép. de l'Hérault) le 5 décembre 1916.
Les prisonniers turcs en France, que le Comité international de la Croix-Rouge nous chargea d'inspecter, ont séjourné à Moudros (lles loniennes) pendant un temps variant de 1 à 10 mois, puis en Corse pendant trois mois ; ils sont arrivés le 10 mai 1916 dans le midi de la France, pour être occupés aux travaux des champs et de la vigne.
En été 1916, ils furent répartis dans le Gard, dans l'Aveyron, dans l'Hérault, dans le Tarn et dans l'Aude. Actuellement, pour des raisons de simplification administrative, ils sont exclusivement cantonnés dans les départements de l'Hérault et de l'Aude. — Un détachement de 150 prisonniers turcs est encore en Corse.
Après avoir inspecté le dépôt central des prisonniers turcs à la caserne de Marossan à Béziers, nous avons été voir les prisonniers au travail dans les fermes de Boujeau, de Mas du Ministre, de Pradelonne et de La Motte. Nous avons eu la liberté la plus complète de nous entretenir avec les prisonniers, de prendre des photographies, de distribuer des dons.
Dans chaque détachement, nous avons trouvé un prisonnier turc parlant suffisamment le français pour servir d'intermédiaire entre les soldats de garde et les prisonniers ; nous avons pu par lui obtenir des renseignements de première main, sans passer par les interprètes du camp.
Nous exprimons nos remerciements à M. le colonel Vigogne, inspecteur de la XVIe région, et aux officiers qui mirent la plus parfaite amabilité à nous faciliter notre tâche. 

……..

Sommes remises aux prisonniers de guerre turcs en France pour le compte du Croissant-Rouge

Les prisonniers en Corse et dans la région de Béziers (Hérault) ne sont pas indigents ; outre leur ration très suffisante, ils reçoivent 20 centimes par jour et souvent une prime supplémentaire de 20 centimes, qui leur sert à s'acheter du tabac Ils reçoivent les vêtements, souliers, couvertures, etc. du dépôt. Néanmoins nous avons cru bien faire, uniquement pour marquer notre passage, de laisser à chaque dépôt ou détachement de travail que nous avons visité un franc par prisonnier, pour lui permettre de s'accorder un petit extra.

http://turquie-culture.fr/pages/histoire/anecdotes-recits.../

F1

 

 

 

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Histoire d'écoles ...

Histoires d’écoles
Par le Dr Jean Michel

 

 

Instituteurs  et Institutrices

Mlle Marie Rouaix est la première institutrice laïque en 1895, par la suite on se souvient de Mesdames et Mesdemoiselles Alice Chatelet, Bonnet, Pouzenc, Tubery, Cérèze, Oustry, Salvetat, Rouire, Safforcada, Borques, Bousquet Renée, Antolin Pierrette.

Le plus ancien instituteur connu est Mr Azaïs en 1830, puis on note  Labozie Antoine 1837, Mr Guichard en 1916, MM Izard, Tubery Raymond, Villalta, Jourliac, Oustry Eugène, Salvetat André, Durand Paul, Zocarato, Assens, Fauré Pierre.

Les difficiles débuts d’une enseignante laïque.

 Mademoiselle Marie Rouaix, fut la première institutrice laïque de Saissac.
Elle était originaire de Massat (Ariège) et sortait de l’école normale. Elle épousa Mr Doumenc ébéniste au faubourg d’Autan. Sa fille Jeanne épousa Mr Gibert, instituteur puis directeur d’école. Nommée vers 1895, date de l’installation d’une école de filles, dans une partie du local de l’école des garçons à l’ancienne perception. L’école des filles est installée à l’étage, avec une cour, un préau et une entrée particulière. A ses débuts personne à Saissac ne voulait lui vendre du lait.
Fort pieuse elle-même, elle conduisait ses élèves à l’église, où on les plaçait dans un coin isolé. Une fois même on avait retiré les bancs où ils devaient s’asseoir et ils suivirent la messe debout.

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Vers 1895, Classe de Mademoiselle Rouaix Marie.
Au premier rang en bas
 Marie Ouradou « Binsarel », Rose Calas, Eugénie Jouy épouse Vialade,
Lucie Amiel, Guiraud ?, Baptistine Embry, Félicie Durand de l’horloger.
Rang 2
 Félicie Embry, Rosalie Bousquet, la « Jeppa » épouse Raucoule Ernest (boucher), Albanie Chabaud de l’usine Chabaud. 3 inconnues.
Rang 3
 Mathilde Galinier, x, x, Rouaix Marie, Antoinette Galibert, Baptistine Coux « Jeanti ».

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Au rang 1.  3 Anna Doumenc, 4 Jeanne Doumenc épouse Gibert.
Au rang 2 au centre Rose Calas tenant un bébé. Théo père de Calas

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Au premier rang, au milieu Anna et Jeanne Doumenc.

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Rang 1, x, Antoinette de « Trottoco » Villemagne, x, Cambon Léocadie, Arribaud Marie de Mantélis, belle-mère de Pierre Oustric, Cros.
Rang 2 Sélariès Marie, x, Jouy Emilie, Fourès Marie-Jeanne, , Rey Jeannette, Passebosc Marie-Antoinette, Lagoutte Marie, Bonnafous Antoinette épouse Marius Fabre, père d’Eloi
Rang 3 Jeanne Doumenc, Iché Marie Louise épouse Roquefort  (Forgeron),Danes Marie Thérèse, Albarel Anna, Arribaud Rosalie, Guiraud Pauline, Cros Marie Françoise.

Avril 1916.

Marie Doumenc continue à assurer son service malgré sa maladie (Oreillons).
L’inspecteur conseille l’arrêt de travail.
Notons qu’à cette époque, il y avait 2 classes de filles, l’autre étant dirigée par Alice Chatelet.
Le directeur des écoles étant Mr Guichard qui signe la lettre.

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Mlle Montpelier

Mlle Montpelier était institutrice libre à l’école des frères,
elle assura des cours jusqu’en 1930, puis partit à Arzens.
 Elle avait peu d’élèves 4 à 5 filles, dont Marinette Pujol.
Sa mère préparait les repas pour les élèves venant des métairies isolées.
Dans cette maison Marie Fabre s’occupait du patronage. Il y avait une chapelle.

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Portraits d'anciens !

 

Portraits d'anciens

F bibies mt bousquet

Bien attablés !
F Bibies, MT Bousquet, D Gleizes, Me Bibies

 

 

 

 

 

 

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